Les stratégies Top-Down

Les stratégies Top-Down utilisent un processus d’investissement qui commence niveau macro. Au lieu de se concentrer sur les variables individuelles des entreprises, les investisseurs étudient les variables affectant de nombreuses sociétés, telles que l’environnement macroéconomique, les tendances démographiques et les politiques gouvernementales. Ils utilisent souvent des instruments tels que les contrats à terme standardisés, les ETF, les swaps et les paniers d’actions (Basket Trading) pour saisir la dynamique macroéconomique et générer un rendement. Certains investisseur Bottom-up intègrent également une analyse Top-Down dans leur processus d’investissement.

L’allocation géographique et par pays

Les investisseurs qui utilisent des stratégies d’allocation par pays constituent leurs portefeuilles en investissant dans différentes régions géographiques en fonction de leur évaluation des perspectives de ces régions. Par exemple, le gestionnaire peut avoir une préférence pour une région particulière et peut établir une position dans cette région tout en limitant l’exposition à d’autres. Les gestionnaires de fonds d’actions mondiales peuvent, par exemple, prendre une décision basée sur un arbitrage entre le marché boursier américain et le marché boursier européen, ou bien effectuer une répartition entre tous les marchés boursiers des pays au moyen de contrats Futures ou d’ETF. De telles stratégies peuvent également chercher à suivre l’offre et la demande globales d’actions dans des régions ou des pays en analysant les volumes globaux de rachats d’actions, les flux de fonds d’investissement, les volumes des offres publiques initiales et les émissions d’actions secondaires. La décision d’allocation géographique peut être fondée à la fois sur une analyse macroéconomique et fondamentale. Par exemple, tout comme les données économiques pour un pays donné sont disponibles, la valorisation boursière d’un pays peut être calculée en agrégeant tous les bénéfices et la capitalisation boursière des entreprises composant l’indice.

La rotation sectorielle

Tout comme l’allocation géographique, on peut également avoir une idée du rendement attendu de divers secteurs et industries à l’international. Les industries plus intégrées à l’échelle mondiale – et donc soumises aux dynamiques mondiales de l’offre et de la demande – conviennent mieux aux décisions d’allocation sectorielle mondiale. Les secteur technologies et énergie sont des exemples de ces industries. D’autre part, les secteurs et industries de nature plus locale conviennent mieux à une allocation sectorielle au sein d’un pays. L’immobilier et les biens de consommation constituent des exemples de ces industries. La disponibilité d’ETF sectoriels facilite grandement la mise en œuvre de stratégies de rotation sectorielle pour les gestionnaires de portefeuille qui ne peuvent ou ne souhaitent pas investir dans des actions individuelles pour mettre en œuvre de telles stratégies.

Les stratégies basées sur la volatilité

Cette stratégie repose sur le point de vue de l’investisseur concernant la volatilité et est généralement mise en œuvre au moyen d’instruments dérivés. Les gestionnaires qui pensent être en mesure de prédire la volatilité future du marché mieux que la volatilité implicite des options (reflétée, par exemple, dans l’indice VIX), peuvent négocier les contrats à terme VIX cotés à la CBOE Futures Exchange (CFE), tels que des options, ou entrer dans des swaps de volatilité (ou des swaps de variance).

Supposons qu’un investisseur prédit un mouvement majeur du marché, non anticipé par d’autres, à court terme. L’investisseur n’a pas d’avis sur l’orientation du mouvement et s’attend à ce que la volatilité de l’indice soit élevée. L’investisseur peut utiliser une stratégie de Straddle sur l’indice pour capitaliser sur son point de vue. Entrer dans une position Straddle implique l’achat d’options d’achat (Call) et de vente (Put) sur le même indice sous-jacent, avec le même prix d’exercice et la même date d’expiration. Le succès de cette stratégie « long Straddle » dépend du fait si la volatilité s’avère plus forte que prévu par le marché; la stratégie subit des pertes lorsque le marché reste globalement stable.

L’investissement thématique

Les stratégies thématiques peuvent utiliser des facteurs macroéconomiques, démographiques ou politiques; ou des idées Bottom-up sur les industries et les secteurs pour identifier les opportunités d’investissement.

Les Technologies disruptives, les réglementations, les innovations et les cycles économiques offrent des opportunités d’investissement et posent également des défis aux entreprises existantes. Les investisseurs recherchent en permanence des idées ou des thèmes nouveaux et prometteurs qui orienteront le marché à l’avenir. Il est également important de déterminer si une nouvelle tendance est de nature structurelle (et donc à long terme) ou à court terme. Les changements structurels peuvent avoir des effets durables sur le comportement des gens ou sur le fonctionnement d’un marché. Par exemple, le développement des smartphones et des tablettes et le passage au cloud computing sont probablement des changements structurels.

D’autre part, un gestionnaire peut tenter d’identifier les sociétés ayant une exposition significative à l’international afin de tirer parti des perspectives à court terme sur les fluctuations des devises. Le succès d’un investissement thématique structurel dépend également de la capacité à tirer parti des tendances futures et à éviter ce qui s’avérera être à la mode pour une durée limitée, à moins que la stratégie ne se concentre spécifiquement sur les tendances à court terme.

Parmi les moteurs d’investissement thématiques figurent les nouvelles technologies, les dispositifs informatiques et de communication tel que la 5G, les énergies renouvelables, les Fintechs et les Biotech, l’investissement ISR.