Qu’est-ce qu’une action?

Une action est un titre de propriété. Lorsque vous détenez une action dans une entreprise, vous détenez une fraction du capital social de cette entreprise. Le capital social est divisé en titres (actions ou parts sociales suivant la forme juridique de la société) répartis entre les associés et les actionnaires.

Mais attention, ce n’est pas parce que vous êtes actionnaire que vous pouvez vous rendre dans l’entreprise et prendre possession d’une chaise ou d’un ordinateur, ou réclamer un poste ou un rôle dans la gestion quotidienne.

L’entreprise est ce qu’on appelle une personne morale, c’est-à-dire qu’elle a un ensemble de responsabilités qui lui sont propres, en tant que personne légale et distinctes des responsabilités de l’actionnaire. Elle a une responsabilité juridique, on peut porter plainte contre une entreprise, elle déclare ses impôts, prête et emprunte en son nom propre, et lorsqu’elle est liquidée, un juge peut ordonner la cession de ses actifs pour rembourser les créanciers, mais ne peut pas engager les actifs des actionnaires pour le faire.

On considère généralement qu’une action est plus rentable qu’une obligation (qui est un titre de créance à revenu fixe), car en détenant une action, vous participez pleinement à la réussite d’une entreprise. En contrepartie de ce rendement supérieur, vous assumez également un risque supérieur, le risque d’un échec de la stratégie commerciale ou du business model de l’entreprise dans laquelle vous êtes actionnaire.

Lorsque vous êtes actionnaire, vous avez le droit à la valeur résiduelle de l’entreprise en cas de liquidation, de faillite. C’est-à-dire que vous êtes le dernier à récupérer ce qui reste après avoir remboursé tous les créanciers et fournisseurs de l’entreprise. Si les actifs de l’entreprise ne suffisent pas, ou suffisent à peine pour rembourser les parties prenantes, et bien il ne vous reste rien. Vous supportez donc le risque du business à la hauteur de votre investissement.

Les types d’actions

  • Ces actions permettent de gouverner l’entreprise au travers d’un droit de vote. Vous décidez donc des grandes orientations stratégiques de l’entreprise.
  • Le détenteur de l’action ordinaire peut prétendre à une part des résultats de l’entreprise sous forme d’un dividende, qui le rémunère pour le risque qu’il fait prendre à son capital. C’est le management de l’entreprise qui détermine le dividende, mais il n’est pas obligée de verser un dividende. Si, par exemple il considère qu’il a besoin de capital pour financer des projets qu’il considère créateur de valeur pour les actionnaires, il peut choisir de garder la totalité du résultat net pour l’utiliser comme source de financement.
  • L’actionnaire vote pour le conseil d’administration, les décisions de fusion/acquisitions et la sélection des auditeurs externes lors de l’assemblée générale.

Les actions préférentielles sont une forme hybride qui présentent à la fois des caractéristiques des actions ordinaires, et des caractéristiques des obligations.

  • Comme les actions, pas d’obligation de dividendes, et pas d’échéance pour être remboursées.
  • Comme les obligations, versent généralement un revenu fixe et sont sans droits de vote.
  • Peuvent être cumulatives (donc des actions préférentielles auxquelles est attaché un dividende fixe, et tout dividende non versé une année doit l’être les années suivantes avant que tout dividende soit versé aux actionnaires ordinaires. c’est-à-dire que les dividendes sont cumulatifs.
  • Certains types d’actions préférentielles sont non cumulatives.
  • Elles peuvent être également convertibles, à savoir qu’on peut les échanger contre des actions ordinaires selon un ratio de conversion définit d’avance. L’option de conversion devient donc plus intéressante lorsque le cours des actions ordinaires augmente.
  • Callables: L’entreprise a le droit de les racheter à un prix spécifié d’avance.
  • Putable: L’actionnaire a le droit de les revendre à un prix spécifié d’avance.
  • Des bons de souscription peuvent être également attachés à ses actions. On peut trouver des actions à bons de souscription d’actions, ABSA, ou à bons de souscription d’actions remboursables (ABSAR).

Une entreprise peut avoir différentes catégories d’actions ordinaires (par exemple, des actions de « classe A » et de « classe B »). Une catégorie peut avoir plus de droits de vote et de séniorité (de priorité sur les actifs) si les actifs de l’entreprise sont liquidés. Les catégories peuvent également être traitées différemment en ce qui concerne les dividendes, les divisions d’actions et les autres opérations avec les actionnaires.

Différence entre le Private Equity et le côté

Les actions ne sont pas toujours cotées en bourse. L’écrasante majorité des entreprises ne sont pas cotées en bourse d’ailleurs, et leurs actions sont détenues dans le privé. Dans ce cas de figure, nous parlons du Private Equity, qui présente plusieurs différences avec les actions cotées.

  • Moins de liquidité car il n’existe pas de marché organisé pour les actions.
  • Le cours de l’action est négocié entre l’entreprise et ses investisseurs, non déterminé sur un marché.
  • L’information financière de l’entreprise est plus limitée parce qu’il n’y a pas d’obligation d’information financière de la part d’autorités des marchés financiers.
  • Coûts de production de rapports moins élevés en raison d’exigences moins onéreuses en matière de production de rapports.
  • Une gouvernance d’entreprise potentiellement plus faible en raison de la plus faible exigence en matière de présentation de rapports et l’absence d’un examen minutieux de la part des opérateurs boursiers.
  • Meilleure capacité à se concentrer sur les perspectives à long terme parce qu’il n’y a pas de pression du public pour obtenir des résultats à court terme.
  • Enfin le Rendement est potentiellement plus élevé pour les investisseurs, surtout si l’entreprise est introduite en bourse.

Les types de Private Equity

Le Venture Capital 

L’investissement en capital risque désigne le capital fourni aux entreprises au début de leur cycle de vie pour financer leur développement et leur croissance. Le financement par capital de risque à diverses étapes du développement d’une entreprise est appelé seed (financement d’amorçage de l’activité) ou start-up (de demarrage), early stage (financement de début de cycle) ou mezzanine (financement mezzanine). Les investisseurs peuvent être de la famille, des amis, des particuliers fortunés ou des fonds d’investissement privés. Les investissements de capital-risque sont illiquides et les investisseurs doivent souvent engager des fonds pendant trois à dix ans avant de pouvoir encaisser leur investissement (en sortir). Les investisseurs espèrent réaliser des bénéfices lorsqu’ils pourront vendre leurs actions après (ou dans le cadre) d’un premier appel public à l’épargne ou à une société établie.

Leverage Buy Out 

Dans le cadre d’un rachat par emprunt (LBO), les investisseurs achètent la totalité des actions d’une entreprise au moyen d’un financement par emprunt (leverage). Si les acheteurs sont les dirigeants actuels de l’entreprise, le LBO est appelé management buyout (MBO). Les entreprises qui participent à des opérations de LBO disposent généralement d’un flux de trésorerie suffisant pour assurer le service de la dette émise ou disposent d’actifs sous-évalués qui peuvent être vendus pour rembourser la dette dans le temps.

PIPE

Il peut arriver que des investisseurs privé engagent leur fonds sur une entreprise cotée en bourse, soit pour la retirer de la côte et la restructurer, soit pour en prendre le contrôle et imposer leurs directives à l’entreprise. Dans ce cas, on parle de Private investment in Public Equity ou (PIPE), une entreprise cotée qui a besoin de capitaux rapidement vend émets des actions à destination d’investisseurs spécifiés d’avance. L’entreprise peut avoir des possibilités de croissance, être en difficulté ou avoir des dettes importantes. Les investisseurs peuvent souvent acheter l’action avec une décote considérable par rapport à son prix du marché.

Comment investir sur les actions internationales

Avec un réseau internet de plus en plus étendu et de plus en plus performant, qui permet le trading en temps réel peu importe où vous vous trouvez dans le monde, les marchés financiers mondiaux sont devenus plus intégrés au fil du temps, c’est-à-dire que les capitaux circulent plus librement.

Il reste encore des obstacles au flux de capitaux, comme des pays qui limitent l’accès à leurs marchés actions, ou mettent un seuil à ne pas dépasser à la propriété dans leurs actions pour empêcher les prises de contrôles étrangers de leurs entreprises, ou appliquent un contrôle des changes pour réduire la variabilité des flux de capitaux entrant et sortant de leur pays.

Mais là tendance à ce jour est plus à l’abandon des restrictions, qui améliore le rendement des marchés boursiers et leur transparence.

Qui plus est, de plus en plus d’entreprises étrangères cherchent à lister leurs actions dans les bourses des marchés développés (ils ont spécialement une préférence pour le marché américain) pour faire la publicité de leurs produits et améliorer la liquidité de leurs actions. Ça accroît également la transparence de l’entreprise grâce aux exigences de reporting strictes.

 Soit chercher d’autres méthodes, parmi lesquelles ont peut citer *

Les certificats de dépôt : Qui représentent la propriété d’une entreprise étrangère et sont négociés sur les marchés d’autres pays en monnaie locale. Une banque dépose des actions de l’entreprise étrangère, puis émet des reçus représentant la propriété d’un nombre précis d’actions étrangères. La banque dépositaire agit à titre de dépositaire et gère les dividendes, les divisions d’actions et autres événements. Bien que l’investisseur n’ait pas à convertir en devises étrangères, le rendement est affectée par les variations des taux de change, ainsi que par les fondamentaux de l’entreprise, les événements économiques et tout autre facteur qui affecte la valeur des actions.

Sur ces certificats de dépôt, les plus accessibles et les plus liquides sont les ADR, des American depository receipt. Des certificats qui cotent sur le marché américain, selon les mêmes modalités que je vous ai définit. Ils peuvent être sponsorisés, c’est-à-dire qu’il y a un accord entre une banque d’investissement et l’entreprise pour commercialiser ces ADR, ou pas, c’est-à-dire que la banque d’investissement a décidé de son propre chef d’émettre ces certificats adossés à des actions qu’elle a acquis et mis en stock, parce qu’elle a estimé qu’il y avait un intérêt commercial à mettre ces titres à disposition des investisseurs. On peut trouver beaucoup de géants internationaux se négocier sur le marché américain grâce à ces ADR, comme les géants chinois Baidu ou Alibaba.

On peut aussi trouver des GDR, Global depository receipt, ou l’action côte sur plusieurs marchés internationaux.

Investir à l’international pour un français

Pour un investisseur français, Il faut d’abord noter que le biais de familiarité doit être réduit sur les actions de la zone euro car elles ne présentent pas de risque de change. Les normes comptables appliquées sont souvent similaires. Et surtout qu’il permet d’élargir les opportunités d’investissement sur des entreprises qui nous sont familières comme dans le secteur alimentaire, équipements, ou automobile.

Il est possible d’acheter des ADR, ce qui implique tout de même un investissement sur le marché américain. Même s’il est réputé être de qualité et liquide (le meilleur au monde), il reste un placement direct à l’étranger qui entraîne un risque de change et la nécessité de comprendre les pratiques, la régulation et les conventions fiscales entre les deux pays.

Pour éviter tout cela, il reste la possibilité d’investir dans des paniers de valeurs internationales en confiant votre capital à un gérant de fonds (en souscrivant à un des parts OPCVM), qui va avoir une approche active de recherche de rendement par le biais d’une stratégie définie d’avance, ou en investissant dans un ETF (Exchange traded fund) qui va répliquer passivement la performance de l’indice du pays ou de la région souhaitée. Dans ce dernier cas de figure, vous vous exposez à un panier de valeurs composant l’indice, ce qui a le mérite de réduire le risque spécifique à une action individuelle.

Principales caractéristiques d’une action

2 caractéristiques principales:

Le rôle des actions dans la vie des entreprises

Quelques concepts à ne pas confondre

Différence entre valeur nominale et valeur de marché d’une action
Différence entre la rentabilité et le coût du capital