La FC et les analystes financiers

Les analystes font preuve d’une confiance excessive quant à l’exactitude probable de leurs prévisions. La confiance excessive peut être le résultat d’une trop grande importance accordée aux caractéristiques spécifiques d’une entreprise ou à ce qui fait l’objet de l’examen et d’un manque de prise en compte complète de l’impact de l’environnement économique et autres informations. Des études ont montré que les intervalles de confiance de 90 % pour les prévisions, qui ne devraient laisser que 10 % de taux d’erreur, se révèlent faux dans 40 % des cas (Russo et Schoemaker, 1992). Des études ont suggéré que les individus sont plus confiants lorsqu’ils font des prédictions contraires, qui vont à l’encontre du consensus. Autrement dit, la confiance excessive peut survenir lorsqu’on prévoit ce à quoi les autres ne s’attendent pas ou ne prévoient pas (Dunning, Griffin, Milojkovic et Ross, 1990). Il a été démontré qu’une confiance excessive est particulièrement évidente chez les stratèges, plutôt que chez les analystes actions ou sectoriels. Les analystes sont généralement plus confiants dans les prévisions de bénéfices que dans leurs objectifs de cours.

Les biais comportementaux qui impactent un analyste:

  • Excès de confiance dans ses capacités de prévisions.
  • Illusion du savoir et de contrôle.
  • Biais de disponibilité, de rétrospective.
  • Auto attribution.

2-LA FC ET LE management des entreprises

L’information présentée par la direction de l’entreprise et la façon dont elle est présentée peuvent avoir une influence sur les analystes et les investisseurs.

Par exemple, une présentation de la direction mettant l’accent sur des succès spécifiques ou sélectionnant des comparaisons favorables pour la performance de l’entreprise pourrait ancrer la vision des résultats de l’entreprise comme un succès. Il se peut que les mesures ou explications moins favorables subséquentes ne reçoivent pas l’attention ou l’importance qu’elles méritent. Habituellement, les présentations de la direction et les rapports annuels commencent par un résumé des résultats et des réalisations. Les analystes devraient reconnaître le risque que l’on accorde une importance indue à cette information dans l’analyse par rapport à leurs propres ratios et mesures. Les investisseurs doivent savoir reconnaître les risques liés à la tendance des dirigeants à enjoliver leurs réalisations, et à accorder une importance indue à une information alors que certains risques sont occultés ou minimisés.

Les biais comportementaux qui impactent un top management:

  • Biais de cadrage
  • Biais d’ancrage et ajustement

La finance comportementale et les anomalies de marché